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 Vita Augustini Hipponae - Hagiographie pour la Canonisation

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Marc du Chateau
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MessageSujet: Vita Augustini Hipponae - Hagiographie pour la Canonisation   Mer 27 Oct 2010 - 15:14

Chapitre I : Ou le Saint nait et connait la Sainte Foi de Christos et Aristote.
Augustin d'Hyppone naquit en 354 a Tagaste, en Numidie. Le père d'Augustin, un citoyen romain païen du nom de Patricius, d'origine modeste, n'avait pas fait d'études. Son mère, Monique , était une Aristotélicienne berbère. E. A Tagaste, il accomplit alors ses premières études de rhétorique dans l'université même de la ville, avant d'aller parfaire son éducation à Carthage. Dés lors, il commence à se poser de nombreuses question sur la raison du monde, chose que la religion païenne ne concevait pas.

Le manichéisme permet alors de répondre à ses attentes. Il rejoint ainsi cette société alors illégale et fonctionnant en un groupe fermé. Le manichéisme lui permet d'éliminer certains remords pour les mauvaises actions commises, dans la perspective qu'ils ne sont pas le fait de l'homme lui-même. Augustin se fait alors prosélyte de ce culte séduisant, et organise des débats dans les rues de Carthage, où il ridiculise les chrétiens. De retour à la maison, sa mère est choquée par sa nouvelle foi et refuse de le recevoir . Pourtant, cette foi ne lui permet pas d'être content : il décèle en effet de nombreuses imperfections sans la philosophie manichéenne.

Augustin vise alors le professorat de rhétorique. Là bas, après quelques années, il obtient la chaire de grammaire à l'Université de Tagaste, chose qui lui permettra de vivre dans une relative aisance jusqu'à quand, finalement, il obtient le poste tant convoité de enseignant de rhétorique dans l'université romaine. Pourtant, Rome ne lui plait pas : il se déplacera rapidement à Milan, ville bien plus calme.

À Milan, il se retrouve au cœur d'une société fréquentée par les poètes et les philosophes, particulièrement des platoniciens. Sa mère finit par l’y rejoindre. Il y rencontre Ambroise de Milan, l'évêque christosien de la ville dont il suivit les homélies avec assiduité. À cette époque, influencé par les discours d’Ambroise, il décide de rompre avec le manichéisme, « ne croyant pas devoir, en pleine crise de doute, me maintenir dans une secte au-dessus de laquelle je plaçais déjà un certain nombre de philosophes. » Ambroise lui montre en particulier une lecture alternative du Livre des Vertus que celle qu'il a appris des manichéens.. Lentement, l'homme approche de aristotélisme.

Chapitre II : La conversion
Description de la conversion (chapitre XII, livre VIII, Confessions)

Saint Augustin a écrit:
« Ainsi, disais-je, et je pleurais dans l'extrême amertume de mon cœur broyé. Et voici que j’entends une voix venue de la maison voisine, celle d'un garçon ou d'une fille, je ne sais qui, sur un air de chanson disait et répétait à plusieurs reprises : « Prends, lis ! Prends, lis ! » Et aussitôt, changeant de visage, je me mis à réfléchir intensément, en me demandant si dans un jeu une telle ritournelle était habituellement en usage chez les enfants. Mais, il ne me revenait pas de l’avoir entendue quelque part. Et, refoulant l’assaut de mes larmes, je me levai, ne voyant d’autre interprétation à cet ordre divin que l’injonction d’ouvrir le livre et de lire le premier chapitre sur lequel je tomberais.

Je venais, en effet, d'apprendre qu'Antoine avait tiré de la lecture de l'"Éthique à Nicomaque" pendant laquelle il était survenu par hasard un avertissement personnel comme si c'était pour lui qu’était dit ce qu’on lisait : « Va, vends tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Viens, suis-moi », et qu’un tel oracle l'avait aussitôt converti à Toi.

Je me hâtai donc de revenir à l'endroit où Alypius était assis ; car c’est là que j’avais posé le livre de l'Apôtre quand je m'étais levé. Je le saisis, je l'ouvris, et je lus en silence le premier chapitre sur lequel tombèrent mes yeux : « Point de ripailles ni de beuveries ; point de coucheries ni de débauches ; point de querelles ni de jalousies. Mais revêtez-vous de Christ et ne vous faites pas les pourvoyeurs de la chair dans ses convoitises.
Je ne voulus pas en lire davantage : je n’en avais plus besoin. Ce verset à peine achevé, à l’instant même se répandit dans mon cœur une lumière apaisante et toutes les ténèbres du doute se dissipèrent. »

Chapitre III : L'épiscopat et le miracle de la multiplication des livres

Après ce court miracle qui précéda de peu la conversion d'Augustin, l'homme commença à fréquenter la cathédrale de Milan avant, après un court noviciat et un séminaire, de retourner dans sa Tagaste natale, ou, après un brève moment, il fut élu (car à l'époque les clers étaient élus par l'assemblée épiscopale), comme évêque d'Hyppone. Et là, après deux semaines d'épiscopat, un premier miracle se produisit.

Augustin était en train de marcher sous le cloitre de son église, quand, soudain, un messager apporta une terrible nouvelle : le bateau qui devait apporter de Rome les copies des Livres des Vertu avait coulé. L'homme, soudain en prise d'un élan divin, alla prier seul dans sa cellule. Il discuta longuement avec Dieu ( c'est à dire il pria), avant de demander humblement de pouvoir subvenir au besoin de sa paroisse. Finalement une voie venant de nul part tonna et fit vibrer les murs de l'abbaye en disant :
"Va, et ai la foi!"
Saint Augustin se leva, et entra dans on église. La majeur partie des moines s'étaient regroupés au milieu de la nef, du fait de la peur causée par cet évènement surnaturel. L'homme s'avança au milieu, et pris par la main le plus vieux des moines, le doyen, en lui disant :
Va, et prie.
Celui ci, évidemment, répondit ( en sachant pertinemment que sans la vérité obtenue par le Livre, il était dur de trouver la Verité):
Comment?
Le Saint répondit :
Va, et ai la foi
Et tous les moines se mirent à prier. Le Saint, lentement, alla prendre l'unique livre qui se trouvait sur l'autel, le pris, et le rangea dans l'armoire qui contenait la Saint Hostie. Il se mit devant, et fit une prière à Dieu. Ensuite, après un bref moment, il rouvrit l'armoire.

CELUI CI ETAIT PLEIN DE LIVRE DES VERTU!


________________________________________ Saint Thomas ________________________________________

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Dernière édition par Mimmome le Mer 10 Nov 2010 - 19:09, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Vita Augustini Hipponae - Hagiographie pour la Canonisation   Jeu 28 Oct 2010 - 19:42

A titre d'exemple

Hagiographie de Sainte Jeanne d'Arc

Chapitre I : l'Enfance de la Sainte
C'est en l'an de grâce 1412, durant un pénible mois de janvier que naquit Jeanne, en Lorraine à Domrémy. Ce petit village dont l'histoire chaotique l'avait fait dépendre de différentes suzerainetés, se situait de part et d'autre de la Meuse, définissant ainsi l'appartenance à l'un ou l'autre Royaume. Par chance pour le Royaume de France, Jeanne d'Arc, fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, était née du côté du barrois mouvant; pour faire simple, chez les Français. Ses arrières grand-parents avaient fuit l'invasion anglaise du Royaume de France et s'étaient réfugiés dans le Saint-Empire, mais sa famille était toujours restée attachée à ses origines françaises.
Jeanne naquît donc un 5 janvier, et l'on raconte qu'au moment de sa naissance dans la curieuse petite maison à la forme incertaine, la vile tempête de neige qui sévissait au dessus du village se calma soudainement, et que tous les moutons bêlèrent en cœur...
Dès son plus jeune âge, l'enfant montrait une douceur et un amour incomparables, pour les gens comme pour les bêtes. Elle savait apaiser les brebis lors de leurs mises bas, et mener les troupeaux aux pâtures avec une aisance toute particulière. Mais Jeanne était surtout très pieuse et vertueuse, à tel point qu'elle passait pour être une vraie dévote, toujours vierge au jour de ses 13 ans alors que ses petites camarades du village étaient déjà toutes mariées ou promises.

[


Chapitre II : Où l'enfant est guidée par Saint Michel jusqu'au Roy Lévan II
Ce fut en mars de sa treizième année que l'enfant entendit la voix de Michel, Archange de la Justice, l'enjoignant a délivrer le Royaume de France du joug Anglois. Cela ne la surprit pas plus que ça, car sa piété n'avait d'égale que sa candeur. Durant 4 années, elle médita sur ces paroles et en 1429, alors que partout en France se répandait la rumeur que le royaume serait délivré par une jeune fille venue de Lorraine, elle se rendit à la cour du Roy afin de lui demander audience.

Le Roy, Lévan II, hésita durant trois jours, puis accepta de la voir. Mais pour être sur qu'elle fut bien envoyée par Dieu, il la soumit à une épreuve. Il se déguisa et se mêla aux autres courtisans, demandant à l'un d'entre eux de faire semblant d'être le Roy. La jeune femme ne tomba pas dans le subterfuge et elle reconnut le véritable Roy. Le roi s'agenouilla alors devant la jeune femme, choquant de nombreux courtisans, et lui demanda de le pardonner.

Citation:
"Qui suis-je pour tendre un piège à une jeune femme innocente, qui vient m'offrir son aide, alors que j'entends mon peuple qui me crie qu'elle est l'envoyée de Dieu?
Je suis couvert de honte."


Et Jeanne lui répondit :
Citation:

"Mon sire, vous avez été choisit par Dieu pour guider le royaume et moi pour le délivrer, mais le Sans Nom revêt bien des formes et je ne peux vous en vouloir de prendre ce genre de précautions.
Qui suis-je moi, pour vous reprocher de protéger le bien le plus précieux de votre peuple, à savoir son roy, vous mêmes ? "



Lévan II et Jeanne s'entretinrent ensuite longuement en privé et il lui confia alors une armée pour délivrer Orléans alors sous siège, lui demandant d'épargner l'ennemi chaque fois qu'elle en aurait l'occasion en lui proposant de se rendre, ce à quoi Jeanne répondit que c'était de toutes manières son intention.

La population reçut la jeune femme avec enthousiasme, voyant en elle un espoir de jours meilleurs, la réponse à leurs prières. Une grande messe eut lieu et tous purent constater sa dévotion et sa pureté.


(Jeanne d'Arc à Chinon)

Chapitre III : Où Jeanne devient une guerrière pieuse
Ses frères l'ayant rejointe, elle peut maintenant partir bouter les Anglois hors de France ! Elle porte une armure rutilante, et un étendard blanc sur lequel figurent les symboles du Roy Lévan II. Elle arrivé à Orléans, accueillie par les clameurs des villageois et redonne courage et foy aux soldats.
Alors que ses capitaines voulurent partir à l'assaut des assiégeants anglais sans attendre, Jeanne se rendit devant l'armée ennemie, pour parler au commandant des troupes anglaises. Conrad XIXième du nom, Duc de Sussex. Elle lui proposa de lui laisser la vie sauve, à lui et à ses hommes, s'ils quittaient tous le royaume de France sans tarder.

Mais l'homme prit la jeune femme de haut et lui répondit en ces termes.

Citation:
"Qui es-tu femelle pour oser me parler ainsi ? Toi qui n'est qu'une gueuse, une roturière, tu oses t'adresser à moi qui suis bardé de titres ? Ne sais-tu donc pas que la seule force qui existe en ce monde est celle de la violence? Ma famille a éliminé tous ses ennemis, sans aucune morale, aucun scrupules, nous avons pillé, volé, assassiné et se faisant nous nous sommes couverts de titres. Et toi qu'as-tu ? qui es-tu ?
Une pucelle, qui gardait des moutons, et en garde maintenant d'autres, en armure. Retourne dans ta ferme, gueuse, tu n'es pas digne de me parler.
Tu n'es qu'une buse, alors que je suis paon."


La jeune femme, qui guidée par ses sentiments aristotéliciens avait voulut faire preuve de charité et de compassion envers les ennemis du Royaume de France, comprit alors pourquoi Dieu l'avait guidé ici.

Les armées anglaises vivaient dans le péché. Leurs chefs avaient perdu de vue les vertus aristotéliciennes, avides de choses matérielles, ignorant les sages enseignements de Christos et d'Aristote sur l'amitié Aristotélicienne, considérant les femmes comme inférieures aux hommes, volant, pillant, ils étaient devenus les esclaves de la bête sans nom.

Alors, Jeanne se tourna vers son armée, prit l'étendard royal, et se jeta dans la bataille contre les anglais.

Terrifiés par la fougue de la jeune femme, ils furent défaits, levèrent le siège et s'enfuirent.
Jeanne poursuivit l'armée anglaise, accomplissant le dessein de Dieu, et au fur et à mesure qu'elle remontait vers le nord, la population sur son passage scandait :
Citation:
"Sainte Menehould ! Sainte Menehould !"




Chapitre IV : le Sacre du Roy
La ville de Troyes, ville symbolique par l'humiliant traité, fut prise aussi. On arriva enfin à Sainte Menehould en Juillet 1429. La garnison bourguignonne quitta la place forte et on put enfin sacrer le Dauphin en présence de son père Lévan II. Jeanne était debout près de l'Autel représentait le peuple de France.
C'est un signe fort adressé à tous : le Roy est fort, et le Royaume de France vaincra quoi qu'il arrive, car il est soutenu et approuvé par le Très-Haut !
Par ce sacre, le roi Lévan II renoua aussi avec la tradition des premiers rois francs, dans laquelle les rois faisaient sacrer leurs fils de leurs vivant afin d'assurer la pérennité de la dynastie et la continuité de la monarchie française. De fait le traité de Troyes devint désuet. Et la France retrouva ses véritables maitres.

Chapitre V : le martyr
Fort de ses exploits, Jeanne voulut toujours aller de l'avant. Elle insista pour continuer la lutte, mais depuis le sacre, de plus en plus de capitaines et de seigneurs la jalousait et la ralentissait dans ses démarches. Impatiente, elle décida fin Aout d'attaquer Paris, mais rien n'était préparé. Elle n'en persista pas moins, mais hélas dut abandonner. Compiègne qui avait ouvert ses portes à Jeanne fut assiégé par les bourguignons. Se portant à leur secours, Jeanne fut faites prisonnière non sans avoir résisté avec courages aux lames ennemies. Livrée aux anglais, ces derniers l'enfermèrent à Rouen pour y être jugé.
Durant son procès qui durera trois mois, elle fut interrogée très rudement, mais tiendra bon, malgré son enfermement durant des mois dans les geôles anglaises et leurs conditions de détention extrêmement pénibles. On dit que durant son sommeil, elle murmurait le nom de "Clarisse" et qu'elle entendait des bêlements...
Ses juges ne parvenant pas à trouver de chef d'inculpation valable, elle fut finalement condamnée pour hérésie et sorcellerie, car elle était vêtue comme un homme. Ile remettaient de surcroît en question les voix qu'elle entendait, selon eux, la Créature sans Nom parlait à travers elle. Elle sera alors considérée comme hérétique !
Elle fut brulée place du vieux marché. Et afin qu'il ne reste rien de son corps, le cardinal Anglois fit brûler ses restes deux fois supplémentaires... Le bourreau qui mit le feu se trouva mal et fut emmené par ses compagnons, il déclara plus tard :

Citation:
"J'ai vu de sa bouche, avec le dernier soupir, s'envoler une colombe..."


Puis plus tard, un secrétaire du roi d'Angleterre qui assista à la scène déclara en revenant à Londres :

Citation:
"Nous sommes perdus; nous avons brulé une sainte !!"


Jeanne avait donné l'élan et rompu le charme de la mauvaise fortune. Lévan II, par de grands capitaines et d'habiles négociations, acheva la délivrance du pays. Pour mettre fin à l'alliance anglo-bourguignonne, il fit quelques concessions à Philippe le Bon : quelques villes aux abord de la Somme, des comtés de Mâcon et d'Auxerre, etc. Le traité d'Arras confirma la réconciliation entre armagnacs et bourguignons en 1435.









Chaptire VI : La réhabilitation

Bien des années après son martyr, Jeanne était toujours vue officiellement comme une hérétique alors que sa sainteté ne faisait aucun doute aux yeux du peuple.

Un jour de mai 1457 aux abords de Rouen, le berger Paul Ochon était parti à la recherche d'une de ses brebis égarée.
Celle-ci était tombée dans la Seine lorsqu'il la retrouva.
Le berger tenta de la sauver, mais il manqua de se noyer.

Alors qu'il récupérait son souffle, le cœur meurtri de douleur de voir sa chère brebis emportée par le courant, il vit une jeune femme, toute de blanc vêtue sortir de l'eau, elle prit la brebis dans ses bras et la ramena sur le bord de la rive près de son berger.

Le berger lui demanda son nom et voulut la remercier, mais elle répondit Jeanne, et s'évanouit dans les airs.


Beaucoup au village pensèrent que le brave Paul, un peu porté sur la bouteille avait eu une illumination, mais ceci suffit pour qu'un procès en réhabilitation soit ouvert à Rome.

De nombreux témoignages de miracles furent recueillis, ainsi que sur ses derniers instants dans sa cellule et sur le bûcher auprès des témoins encore en vie.
Les principaux responsables de son martyr étant morts les uns après les autres moins d'un an après son décès, dans d'étranges circonstances, ceux-ci ne purent être entendus, mais il y eu assez d'éléments recueillis pour permettre au tribunal ecclésiastique de travailler.

Il apparut vite aux yeux du tribunal ecclésiastique chargé de revoir le procès que Jeanne avait accomplit plusieurs miracles pour la population et qu'elle méritait, tant par sa vie chaste et pieuse que par ses actes le statut de Sainte.


Ainsi la mémoire de Jeanne fut restaurée, et elle est maintenant fêtée le 31 février.
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MessageSujet: Re: Vita Augustini Hipponae - Hagiographie pour la Canonisation   Mer 10 Nov 2010 - 18:53

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MessageSujet: Re: Vita Augustini Hipponae - Hagiographie pour la Canonisation   Mer 10 Nov 2010 - 21:59

Chapitre I : Ou le Saint nait et connait la Sainte Foi de Christos et Aristote.
Augustin d'Hyppone naquit en 354 a Tagaste, en Numidie. Le père d'Augustin, un citoyen romain païen du nom de Patricius, d'origine modeste, n'avait pas fait d'études. Son mère, Monique , était une Aristotélicienne berbère. E. A Tagaste, il accomplit alors ses premières études de rhétorique dans l'université même de la ville, avant d'aller parfaire son éducation à Carthage. Dés lors, il commence à se poser de nombreuses question sur la raison du monde, chose que la religion païenne ne concevait pas.

Le manichéisme permet alors de répondre à ses attentes. Il rejoint ainsi cette société alors illégale et fonctionnant en un groupe fermé. Le manichéisme lui permet d'éliminer certains remords pour les mauvaises actions commises, dans la perspective qu'ils ne sont pas le fait de l'homme lui-même. Augustin se fait alors prosélyte de ce culte séduisant, et organise des débats dans les rues de Carthage, où il ridiculise les spinozistes. De retour à la maison, sa mère est choquée par sa nouvelle foi et refuse de le recevoir . Pourtant, cette foi ne lui permet pas d'être content : il décèle en effet de nombreuses imperfections sans la philosophie manichéenne.

Augustin vise alors le professorat de rhétorique. Là bas, après quelques années, il obtient la chaire de grammaire à l'Université de Tagaste, chose qui lui permettra de vivre dans une relative aisance jusqu'à quand, finalement, il obtient le poste tant convoité de enseignant de rhétorique dans l'université romaine. Pourtant, Rome ne lui plait pas : il se déplacera rapidement à Milan, ville bien plus calme.

À Milan, il se retrouve au cœur d'une société fréquentée par les poètes et les philosophes, particulièrement des platoniciens. Sa mère finit par l’y rejoindre. Il y rencontre Ambroise de Milan, l'évêque christosien de la ville dont il suivit les homélies avec assiduité. À cette époque, influencé par les discours d’Ambroise, il décide de rompre avec le manichéisme, « ne croyant pas devoir, en pleine crise de doute, me maintenir dans une secte au-dessus de laquelle je plaçais déjà un certain nombre de philosophes. » Ambroise lui montre en particulier une lecture alternative du Livre des Vertus que celle qu'il a appris des manichéens.. Lentement, l'homme approche de aristotélisme.

Chapitre II : La conversion
Description de la conversion (chapitre XII, livre VIII, Confessions)

Saint Augustin a écrit:
« Ainsi, disais-je, et je pleurais dans l'extrême amertume de mon cœur broyé. Et voici que j’entends une voix venue de la maison voisine, celle d'un garçon ou d'une fille, je ne sais qui, sur un air de chanson disait et répétait à plusieurs reprises : « Prends, lis ! Prends, lis ! » Et aussitôt, changeant de visage, je me mis à réfléchir intensément, en me demandant si dans un jeu une telle ritournelle était habituellement en usage chez les enfants. Mais, il ne me revenait pas de l’avoir entendue quelque part. Et, refoulant l’assaut de mes larmes, je me levai, ne voyant d’autre interprétation à cet ordre divin que l’injonction d’ouvrir le livre et de lire le premier chapitre sur lequel je tomberais.

Je venais, en effet, d'apprendre qu'Antoine avait tiré de la lecture de l'"Éthique à Nicomaque" pendant laquelle il était survenu par hasard un avertissement personnel comme si c'était pour lui qu’était dit ce qu’on lisait : « Va, vends tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Viens, suis-moi », et qu’un tel oracle l'avait aussitôt converti à Toi.

Je me hâtai donc de revenir à l'endroit où Alypius était assis ; car c’est là que j’avais posé le livre du prophète quand je m'étais levé. Je le saisis, je l'ouvris, et je lus en silence le premier chapitre sur lequel tombèrent mes yeux : « Point de ripailles ni de beuveries ; point de coucheries ni de débauches ; point de querelles ni de jalousies. Mais revêtez-vous de Christos et ne vous faites pas les pourvoyeurs de la chair dans ses convoitises.
Je ne voulus pas en lire davantage : je n’en avais plus besoin. Ce verset à peine achevé, à l’instant même se répandit dans mon cœur une lumière apaisante et toutes les ténèbres du doute se dissipèrent. »

Chapitre III : L'épiscopat et le miracle de la multiplication des livres

Après ce court miracle qui précéda de peu la conversion d'Augustin, l'homme commença à fréquenter la cathédrale de Milan avant, après un court noviciat et un séminaire, de retourner dans sa Tagaste natale, ou, après un brève moment, il fut élu (car à l'époque les clers étaient élus par l'assemblée épiscopale), comme évêque d'Hyppone. Et là, après deux semaines d'épiscopat, un premier miracle se produisit.

Augustin était en train de marcher sous le cloitre de son église, quand, soudain, un messager apporta une terrible nouvelle : le bateau qui devait apporter de Rome les copies desécrits d'Aristote avait coulé. L'homme, soudain en prise d'un élan divin, alla prier seul dans sa cellule. Il discuta longuement avec Dieu ( c'est à dire il pria), avant de demander humblement de pouvoir subvenir au besoin de sa paroisse. Finalement une voie venant de nul part tonna et fit vibrer les murs de l'abbaye en disant :
"Va, et ai la foi!"
Saint Augustin se leva, et entra dans on église. La majeur partie des moines s'étaient regroupés au milieu de la nef, du fait de la peur causée par cet évènement surnaturel. L'homme s'avança au milieu, et pris par la main le plus vieux des moines, le doyen, en lui disant :
Va, et prie.
Celui ci, évidemment, répondit ( en sachant pertinemment que sans la vérité obtenue par le Livre, il était dur de trouver la Verité):
Comment?
Le Saint répondit :
Va, et ai la foi
Et tous les moines se mirent à prier. Le Saint, lentement, alla prendre l'unique livre qui se trouvait sur l'autel, le pris, et le rangea dans l'armoire qui contenait la Saint Hostie. Il se mit devant, et fit une prière à Dieu. Ensuite, après un bref moment, il rouvrit l'armoire.

CELUI CI ETAIT PLEIN DE LIVRES DES VERTUES:

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